| L'appel du large Périple musical dédié aux voyageuses Musiques arrangées et/ou composées par TAMATAKIA Anne-Thérèse Biéri : violon, chant, mandoline Tina Strinning : alto, chant, xaphon, guitare Christine Niggeler : accordéon, chant, darbuka, tambour Noëlle Reymond : contrebasse, chant, flûte traversière avec Pierre-André Sierro : sculptures Pauline Rüegg : photos, textes Laurence Amy : voix off |
Suite marine dédiée à Anita Conti (1899-1997) Skocne : Mélodie klezmer Amhrán na Leabhar : Air irlandais. Secolare, Tempesta, Huîtres à Sète : Compositions d’Anne-Thérèse Biéri Suite nomade dédiée à Ella Maillart (1903-1997) Ilgaz : Chant d’Anatolie «Toi, prodigieuse montagne, tu es le vignoble des jeunes filles, tes rochers escarpés se dressent dans le ciel et ton cône enfumé se confond avec les nuages…» Sanlucar : Composé par Renaud Garcia-Fons Suite scandinave dédiée à Ida Pfeiffer (1797-1856) Jämt, Jemsken, Polska : Danses suédoises Visa från utanmyra: Composé par J. Johansson, B. Lindroth « Un homme est passé, m’a souri, a pris ma rose… » Savonlinnasta, Saareleinen : Danses finlandaises Suite italienne dédiée à Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) Passera : Composé par Giovanna Marini «Je croyais être née immortelle et que le monde était à changer en une seule fois… Mais qui fait l’histoire ? oh ma vie de combien de peurs, d’immobilités est-elle faite ?... » Domino : Composé par L.Ferrari Tarentelles : Danses italiennes Valse dédiée à Margaret Fountaine (1862-1940) Valse pour Lilou : Composition de Christine Niggeler Suite sud-américaine dédiée à Mary Seacole (1805-1881) Canto en la rama : Arrangement du trio Aca seca « Celui qui souffre et aime… Sait être chanteur, il chante sur une branche son histoire d’amour. Oiseau amoureux veut faire son nid, mais il va de fleur en fleur en simulant son cœur. Tous ceux qui souffrent d’amour emmènent son ombre comme un châtiment…» Alguien : Composition d’ Astor Piazzolla arrangée par Christine Niggeler Hymne dédié à Isabella Bird (1831-1904) Fratelli : Composé par F. Castiello «Nous sommes tous frères d’amour et de liberté. Blancs, noirs, rouges, jaunes nous sommes tous ensemble pour l’éternité…» Suite initiatique dédiée à Alexandra David-Néel (1868-1969) Pritouri : Chant bulgare; Une bergère voit disparaître ses moutons sous une avalanche… Oïtchi yièchto jiiito : Chant ukrainien «A qui sont ces gerbes de blé, à qui est cette fille qui a détaché ses tresses… pour qui pleure-t-elle?... » Coda dédiée à Freya Stark (1893-1993) Hemma igen : Danse suédoise Skocne : Klezmer |
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| Durée du spectacle: 1h20 | |||
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Suite
à notre 1er spectacle le 22.8.08, la réaction spontanée d'un poète....
Quand Grand Pan dans les bois folâtre Ce soir, les Grâces étaient quatre Pour nous emmener en voyage Vers des incroyables rivages. On entendit rire mouettes Et craquer, de coques, le bois Sous l'agile pression des doigts Sur les cordes. Ah ! quelle fête ! Quand Tamatakia ensorcelle, Enfin, la vie nous paraît belle. Pierre Queloz Suite au spectacle du 5.9.08 à Daillens, coupure de presse Etonnant concert de Tamatakia (9.9.08) .pdf ou lire ci-dessous |
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Etonnant concert de Tamatakia Par Christian Dutoit Vendredi dernier, l’église du village a résonné aux accents étranges de la formation Tamatakia. Cet ensemble féminin de quatre musiciennes de talent, toutes poly instrumentistes a montré que l’on pouvait utiliser les instruments à bien d’autres fins que celles pour lesquelles ils ont été construits. Le spectacle (le mot est utilisé à dessein, car il y avait autant à voir qu’à écouter) nous emmenait en voyage, sur les traces de grandes voyageuses d’aujourd’hui et de jadis, ayant tout laissé pour vivre leur idéal absolu, d’amour et de rencontres tout autour du monde, à moins qu’elles n’aient poursuivi de fugaces chimères en quête de leur moi profond. A travers le destin de neuf aventurières au long cours, ces dames ont arpenté des répertoires d’Europe du Nord, des Balkans, de l’Italie, des pays de l’Est, de l’Amérique du Sud, de l’Irlande (l’Ouest,donc) auxquels elles ont ajouté, pour faire bonne mesure quelques airs klezmer. C’est une vraie rose des vents poétique qu’elles nous ont offerte, tantôt mélancolique, tantôt débordante d’une énergie quasi volcanique, le tout avec une maestria instrumentale et vocale absolument remarquable. Le public, par ailleurs nombreux ne s’y est pas trompé, qui leur a fait un véritable triomphe à l’issue d’une prestation vraiment étonnante, où la contrebasse imite le cri de la mouette, l’accordéon le ressac de la mer et le violon les craquements des bateaux à l’ancre ballottés par la houle, en un mot : Surprenant ! L’église, ornée pour la circonstance de sculptures abstraites dues à Pierre-André Sierro avait des airs d’antre de pythies où les voix des musiciennes - car elles chantent aussi - auraient servi d’oracles. Une voix off introduisait chaque thème, présentant brièvement la personne à laquelle était dédié la pièce qui allait suivre, puis les instruments prenaient le relais, sons voilés mais puissants du xaphon, sorte de flûte à anche, guirlandes de notes brillantes des cordes auxquelles répondaient les lamelles de l’accordéon. Et par-dessus tout ça quelques numéros de clowns musicaux que n’auraient pas renié Grock ou Fratellini. La plupart des musiques ont été orchestrées et arrangées par elles-mêmes, quand ce ne sont pas leurs propres compositions. C’est du grand art ! Si vous avez manqué Tamatakia à Daillens, rien n’est perdu, le quatuor redonne son spectacle en novembre, le 23 précisément au temple de Cheseaux à 17h. Courrez les voir, (ou les entendre, c’est selon), elles valent le déplacement ! Journal de Cossonay, mardi 9 septembre 2008 |